Bonjour!
Bienvenue sur ce blog relatant les actualité viti-vinicoles du Domaine du Château du Crest dans le canton de Genève.
De retour.
Ca y est, après le « tourisme », les affaires sérieuses reprennent…
Un bref aperçu du salon: Beaucoup de monde dans les allées malgré le boycott des constructeurs de matériel viticole, 3 ou 4 choses que nous voulions voir ont passées du stade projet à celui de « projet avancé »
, et une peut-être-future-éventuelle-pourquoi pas nouvelle idée va mériter un peu de réflexions. On en reparlera.
Suite à ma précédente revue de presse professionnelle, je retente l’exercice de façon plus positive cette fois!
Un article ayant pour thème les divers travaux à mettre en oeuvre en viticulture (française) afin de ne pas couler corps et biens, concerne le partage des tâches au sein des exploitations. Et c’est exactement ce que l’on pratique sur le Domaine. Trois associés, chacun son secteur, chacun faisant confiance aux autres pour mener à bien son travail. En gros, le premier s’occupe de l’administration, le second du commerce et le dernier de la production. Ainsi chaque secteur est contrôlé et mené par un responsable, évitant le cas fort répandu de l’exploitant devenant vigneron à 06h, téléphoniste à 10h, livreur à 14h, et retournant à la vigne à 16h! Pas très productif…
Bien sûr, ça gueu** parfois avec ce système
Admettons que cela apporte du dynamisme à l’entreprise
Blague à part, c’est sans aucun doute une solution pour les entreprises d’une certaine taille. Votre avis?
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Jour après jour Pas de commentaires »Demain, ça voyage!
Départ demain soir pour 3 jours à Bordeaux.
Afin de visiter l’un des deux salons français des matériels viti-vinicoles. Chaque année, en alternance, une fois à Montpellier, l’autre fois à Bordeaux. Habituellement l’ensemble des fournisseurs est présent, du vendeur d’agrafes au constructeur de machines à vendanger, du fabricant de cuves au représentant d’étiqueteuse. Mais cette année, une (r)évolution a lieu, dû aux constructeurs de machines viticoles qui ont décidé de bouder le salon bordelais, les affaires n’étant pas suffisantes il y a 2 ans. L’avenir dira si le salon pourra survivre sans ses principaux budgets! (pour exemple, un des 3 grands constructeurs avait en 2004 un budget de 250’000€ pour le salon)
Au programme de ces 3 jours: approfondir un projet de nouveau système de bouchage pour 2007, regarder d’un oeil les « nouveautés » que ne manqueront pas de nous montrer tous les acteurs présent, saluer nos fournisseurs actuels (et oui, nous nous approvisionnons beaucoup sur le marché français, non pas pour des motifs financiers, mais simplement qu’une grande partie des services n’existent pas ici), et tenter de sentir et de dénicher les orientations de demain.
A propos d’orientation, il me semble certain que l’effort pour les prochaines années doit être porté sur l’amélioration de nos conditions de réception du raisin à la vendange, afin de supprimer toutes triturations avant le pressurage ou le cuvage. Il y a là un potentiel d’amélioration important, malheureusement pour une utilisation de deux ou trois semaines par année! (On retombe toujours sur le même problème: Difficile d’amortir des machines ne tournant que quelques heures par année)
Autre amélioration, plus commerciale, sur la mise en valeur des vins. Par le marketing (pas forcément un gros mot
), l’habillage, le bouchage. Ainsi que notre discours commercial! Toujours cette « suissitude », cette peur de se mettre en avant, ce complexe du « p’tit suisse ». Allez, un scoop: Nous avons reçu une médaille d’Or au concours national des vins suisses. Et alors? Communiquer sur cette récompense? Pas le genre de la maison! C’est grave docteur?
Il est également prévu de profiter de ce séjour pour rendre visite à un constructeur d’enjambeur situé à Cognac. Le dossier « nouvelle machine » suit son cours, le choix se restreint, et la décision approche. Difficile choix, entre nos besoins, le choix des matériels, la proximité du concessionnaire/constructeur et le contact avec le vendeur. La décision va tomber dans les prochaines semaines, je vous réserve la primeur de la décision!
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Jour après jour Pas de commentaires »Bouchage.
Je vous avait promis, il y a un certain nombre de billets, de vous parler des différentes sortes de bouchage.
A la suite d’un post du souvent excellent « forum lapassionduvin« , je reviens sur ce sujet.
Liège, synthétique, capsule, verre?
Avec la demande trop importante de liège, les prix s’envolent, la qualité s’en ressent, les problèmes de TCA (molécule responsable du fameux goût de bouchon) augmentent. Le liège a pour lui l’histoire, la tradition, le « plop » du débouchage. On lui reprochera ses déviances. Nous sommes sûrement l’unique branche de production se permettant de vendre un (petit) pourcentage de produits non-consommables! Et le liège disparaît doucement mais certainement.
Les bouchons synthétiques? Nous avons essayé. Un bouchage de qualité, sans problème pour les vins de consommation rapide. Tout pour plaire. Tout? Un bémol, un gros, nous a amené à faire marche arrière. L’extraction du bouchon est trop difficile et il est quasi impossible de refermer une bouteille entamée. Enfin, ce bouchon n’est pas beau, il fait trop plastique.
Les bouchons en verre sont essayés par quelques collègues. Je ne connais pas assez ce système de bouchage, si ce n’est qu’il nécessite un gros changement sur les machines de mise en bouteille. A voir.
Et les capsules à vis (ou « screwcap »)? Vous lisez un convaincu, ne prenez pas tout ce qui suit pour paroles d’Evangile
Mais ses avantages sont certain: 100% des bouteilles consommables sans souci, un système sûr, exempt de déviance, gardant la fraîcheur et le fruité des vins. Evidemment, ce n’est sans doute pas le bouchage conseillé pour les grands vins de garde (+ de 6-7 ans), ni pour les produits à forte valeur ajoutée. Question d’image, pour l’instant! Et le consommateur, moyennant quelques conseils, se rend très vite à l’évidence. Ce système est presque parfait, presque car son esthétique actuel n’est pas terrible. Mais cela s’arrange…. A suivre. Juste une remarque; combien de bouteilles (je parle des vins suisses) sont elles dégustées plusieurs années après l’achat? 0,5%? 1%? Cela ne nous donne jamais que 99% de bouteilles potentiellement fermées par une capsule. Et dans les autres vignobles?
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Jour après jour Pas de commentaires »Taille, Météo et Blogs de vignerons.
Beau programme!
Et pour ne pas faire comme tout le monde, je commence par la fin. Ici, ou ici, ou encore ici, vous trouvez tout plein de blogs écrit par des collègues. Certains sont des modèles pour moi, remarquablement écrits avec des vraies choses à l’intérieur…, d’autres sont des horreurs orthographiques (et pourtant les correcteurs automatiques existent…), un certain nombre doivent ressembler à celui que vous me faites l’honneur de lire, essayant avec peine de partager leur passion et leurs envies, et quelques uns sont des catalogues de prix, de médailles, de mises en avant, de nombre de points chez Parker, d’étalage de foires et de salons, bref, vous l’aurez compris, j’abhore! (mot plus joli que « je hais »…) Cher collègues en question, n’y voyez aucune méchanceté, je n’ai de plus jamais dégusté vos vins « parkerisés », je ne vous connais pas, mais ce n’est pas ma façon de communiquer sur notre métier. Bien sûr, vous créez des blogs commerciaux, pourquoi pas, seulement ça me fatigue. Ca y est, c’est dit.
Reprenons le programme. Depuis quelques jours, la taille a débuté. Nous taillons en « Guyot simple », système de taille rajeunissant la souche chaque année. En gros, on supprime le bois (ou la baguette) qui a porté les fruits, et on revient sur la réserve (le courson) pour rajeunir. Ouh là , je me relis et je me dis que si l’un(e) d’entre-vous a compris…
Allez, un de ces jours je prends des photos! Nous taillons au sécateur électrique, bien moins pénible. C’est comme les portables, on se demande comment on faisait avant!!
Quand à la météo, elle nous fait un peu de souci. D’abord, sur quoi allons nous skier cet hiver?
Et plus sérieusement, drôle d’impression de tailler en T-shirt. D’accord, nous pourrons bientôt planter du Grenache …, mais ce n’est pas une raison suffisante.
Qu’avons nous fait??
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Jour après jour Pas de commentaires »Copeaux, suite et réaction rapide.
Ca, ça me fait plaisir!
Notre interprofession cantonale a réagi rapidement et vigoureusement à l’autorisation des copeaux. Comme hier, je vous colle le communiqué de presse, et je vous explique plus en détail:
COMMUNIQUE DE PRESSE
COPEAUX DE BOIS DANS LES VINS, LES VIGNERONS GENEVOIS REAGISSENT !
Les vignerons genevois ont appris par la presse que le Conseil Fédéral va autoriser la production et la vente en Suisse de vins aromatisés avec des copeaux de bois de chêne sans que cette adjonction ne soit obligatoirement mentionnée sur les étiquettes.
Les vignerons genevois constatent que cette décision est en complète contradiction avec l’orientation qualitative prise par les vins de Genève. Réuni en urgence, le 16 novembre 2006, le comité de l’AOVG (association des organisations viticoles genevoises) a décidé à l’unanimité d’interdire cette pratique qu’ils considèrent comme la porte ouverte aux vins artificiels.
Ainsi, les viticulteurs genevois vont proposer au Conseil d’Etat de modifier au plus vite le règlement des AOC (appellation d’origine contrôlée) genevoises, afin d’interdire cette pratique. Pour de plus amples renseignements, le Président et le comité de l’AOVG se tiendront à disposition le vendredi 17 novembre à 12h sur le stand Genève Région Terre Avenir à la Foire de Genève Un buffet de produits du terroir accompagné de vins sans copeaux, mais de grande qualité, vous seront proposés.
Daniel Sulliger Président AOVG
D’abord, pour mes chers lecteurs français (ils sont nombreux, à croire que les helvètes n’ont pas Internet…), une explication politico-institutionnelle:
La Suisse est un pays fédéraliste, comptant 26 cantons et autant de constitutions! La loi fédérale promulguée hier, autorisant l’usage des copeaux, peut (doit!) être revue par le législatif genevois. La législation cantonale l’emportant sur la fédérale, pour autant qu’elle soit plus sévère.
Je me réjouis de voir la profession reprendre la main rapidement. Et j’espère que nos autorités cantonales sauront nous entendre. Mais quelque chose me dit que nous allons être entendu…
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Jour après jour Pas de commentaires »Copeaux – C’est officiel en Suisse, et c’est une mauvaise nouvelle!!
Le Conseil Fédéral l’a décidé aujourd’hui, la Suisse s’aligne sur l’Europe.
Je vous propose la dépêche de l’ATS, et je me permets mon commentaire en dessous……
»BERNE – Les producteurs de vin suisses pourront utiliser dès l’an prochain des copeaux de bois de chêne sans le préciser sur l’étiquette. Le Conseil fédéral a décidé d’aligner le droit des denrées alimentaires sur la législation européenne.
La décision n’est pas critiquée sur le fonds. « Cette ouverture de la Suisse offre des possibilités supplémentaires à la viticulture », a déclaré le directeur de l’Office des vins vaudois Robert Crüll. Le producteur ne sera pas obligé de préciser qu’il a traité son vin avec des copeaux de chêne, a précisé Roland Charrière de l’Office de la santé publique (OFSP). De même qu’il ne doit pas indiquer l’usage de sucre.
Le consommateur qui veut éviter ce procédé devra plutôt se fier à l’étiquette signalant que le vin a été élevé en fûts de chêne. Encore faut-il que cette mention soit sans équivoque et c’est un peu là que le bât blesse.
Cette décision ne fait pas l’unanimité. « Le consommateur doit savoir s’il s’agit de copeaux ou de fût de chêne », a estimé M. Crüll. Entre le premier et le second procédé, le prix peut en effet être multiplié par quinze.
Son de cloche identique à la Fédération romande des consommateurs. La méthode existe aux Etats-Unis, des essais ont eu lieu en Europe et il est préférable de l’autoriser et de la réglementer. L’absence de mention sur les étiquettes peut cependant conduire à des tromperies, a indiqué une porte-parole de la FRC. Les cantons resteront libres de suivre cette voie dans leurs règlements sur les AOC. Mais les discussions seront certainement très animées. Pour Gilles Cornut, directeur de l’interprofession vaudoise des vins, cette liberté doit effectivement être donnée pour demeurer concurrentiel.
Néanmoins une véritable clarté doit exister vis-à -vis du consommateur. Et pour les vins haut de gamme la tendance semble plutôt être de ne pas trop jouer avec ce genre d’artifices. Une opinion également partagée en Valais où la tradition pourrait faire obstacle à la modernité.
(Source: ats / 15 novembre 2006 18:27) »
Que dire? Mis à part que ceci est lamentable, nul et scandaleux (je sais, opinion personnelle…).
15 fois moins cher qu’un vin élevé en barriques, SANS mention sur l’étiquette. C’est simplement tromper le consommateur, c’est simplement manquer du plus élémentaire respect à ses collègues. C’est simplement prendre le client pour un c**. Que vont penser nos concitoyens en lisant cette information? Que l’on peut mettre ce que l’on veut dans les vins, les « boiser » avec de la sciure? Dégoûté, désolé, mais dégoûté.
Ca y est, MM Crüll, Cornut et autres, vous me faites dès ce soir penser à vos collègues français que j’épinglais ici il y a quelques jours. Triste, très triste.
Les vignerons de certaines régions suisses font de formidable effort depuis 10-20 ans, et ce genre de décision va sans doute aller dans le bon sens……. J’arrête, je vais dire des méchancetés…
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Jour après jour Pas de commentaires »Sieste et farniente?
Peu de billets ces derniers jours, il faut dire que la période est creuse d’un point de vue viticole. Ce qui ne signifie pas sieste et farniente! (quoi que…)
C’est vrai qu’il est encore tôt pour tailler, les vins font leur deuxième fermentation, et nous les laissons faire tranquillement.
Mais il reste de quoi occuper tout le monde, puisque la vente continue, les vignes prétaillées attendent l’arrivée des sécateurs, les bouteilles s’habillent d’étiquette, les réflexions sur un éventuel futur enjambeur continuent, les réservations pour le prochain Vinitech sont faites, et j’essaye de repenser le graphisme de notre site! (si l’un ou l’une a une idée…)
Cette « tranquillité » au vignoble nous a permis de réaliser un de ces travaux éternellement remis à plus tard. De ces travaux toujours pensés, toujours repoussés. Et ne me dîtes pas que cela ne vous arrive jamais!
Adeline et Jean ont fait le tour complet du vignoble pour marquer, Ã grands coups de spray orange, les souches mortes ou malades. Certaines n’avaient pas supportées un coup de volant trop optimiste (ça va passer…), d’autres étaient atteintes d’Eutypiose ou de bois noir, les autres trop fatiguées par des viroses. Et pour une fois, nous avons pris le temps (ou investi du temps, comme dirait quelqu’un…) d’arracher toutes ces souches et de les brûler immédiatement afin d’éviter de rendre malade les souches saines. Nous avons sorti 400-500 souches, ce qui est peu en rapport aux ~140’000 ceps du Domaine, mais ce qui est très positif pour éviter la propagation des maladies.
La semaine prochaine, on démarre la taille. Il y aura alors de la matière pour un billet…
Je regarde mes stats, et je vois un affluent bien connu. Merci, cher H.B., de trouver un de mes billets « amusant et instructif ». On ne sait jamais comment s’adresser à un illustre collègue: sachez simplement que vous m’avez donné l’envie de passer quelques heures penché sur le clavier, qu’à chaque billet je me force à ne pas « faire du HB », et qu’au travers d’Internet, sans nous êtes rencontrés, je respecte infiniment l’homme et ses écrits. Merci à vous, et bonne suite dans ce pays voisin, parfois si lointain et surprenant!Peu de billets ces derniers jours, il faut dire que la période est creuse d’un point de vue viticole. Ce qui ne signifie pas sieste et farniente! (quoi que…)
C’est vrai qu’il est encore tôt pour tailler, les vins font leur deuxième fermentation, et nous les laissons faire tranquillement.
Mais il reste de quoi occuper tout le monde, puisque la vente continue, les vignes prétaillées attendent l’arrivée des sécateurs, les bouteilles s’habillent d’étiquette, les réflexions sur un éventuel futur enjambeur continuent, les réservations pour le prochain Vinitech sont faites, et j’essaye de repenser le graphisme de notre site! (si l’un ou l’une a une idée…)
Cette « tranquillité » au vignoble nous a permis de réaliser un de ces travaux éternellement remis à plus tard. De ces travaux toujours pensés, toujours repoussés. Et ne me dîtes pas que cela ne vous arrive jamais!
Adeline et Jean ont fait le tour complet du vignoble pour marquer, à grands coups de spray orange, les souches mortes ou malades. Certaines n’avaient pas supportées un coup de volant trop optimiste (ça va passer…), d’autres étaient atteintes d’Eutypiose ou de bois noir, les autres trop fatiguées par des viroses. Et pour une fois, nous avons pris le temps (ou investi du temps, comme dirait quelqu’un…) d’arracher toutes ces souches et de les brûler immédiatement afin d’éviter de rendre malade les souches saines. Nous avons sorti 400-500 souches, ce qui est peu en rapport aux ~140’000 ceps du Domaine, mais ce qui est très positif pour éviter la propagation des maladies.
La semaine prochaine, on démarre la taille. Il y aura alors de la matière pour un billet…
Je regarde mes stats, et je vois un affluent bien connu. Merci, cher H.B., de trouver un de mes billets « amusant et instructif ». On ne sait jamais comment s’adresser à un illustre collègue: sachez simplement que vous m’avez donné l’envie de passer quelques heures penché sur le clavier, qu’à chaque billet je me force à ne pas « faire du HB », et qu’au travers d’Internet, sans nous êtes rencontrés, je respecte infiniment l’homme et ses écrits. Merci à vous, et bonne suite dans ce pays voisin, parfois si lointain et surprenant!
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Jour après jour Pas de commentaires »Les américains ont choisis
Les américains ont choisis.
Et j’en suis bien content…
Je sais, hors sujet et trop personnel, mais ça fait du bien
Suite à une avalanche de commentaires menant à des liens douteux, voire franchement douteux, ces derniers doivent dorénavant être acceptés avant de se trouver en ligne.
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Jour après jour Pas de commentaires »Chromatographie
Un peu de chimie aujourd’hui.
« »La chromatographie est une technique d’analyse séparative qualitative et quantitative utilisée en chimie analytique dans laquelle l’échantillon contenant une ou plusieurs espèces est entraîné par un courant de phase mobile (liquide) le long d’une phase stationnaire (papier). Chaque espèce se déplace à une vitesse propre dépendant de ses caractéristiques et de celles des phases.
Pratiquement, une petite quantité de la solution à analyser (une goutte de vin) est déposée sur le bord d’une bande de papier de chromatographie. Le papier est ensuite trempé dans un solvant et placé dans un récipient fermé. Pendant que le solvant monte le long du papier par capillarité, il rencontre l’échantillon qui commence à monter avec celui-ci. Les différentes substances constituant l’échantillon migrent à différentes vitesses selon qu’elles interagissent plus ou moins fortement avec le papier. »" Source Wikipedia
A ce stade, pour les courageux qui ont pris le temps de lire cette citation, une rapide explication s’impose. Pourquoi diable nous parle t-il de chromatomachinchose? Car c’est le moyen le plus économique, le plus simple, mais pas le plus rapide (…), pour contrôler le stade de la deuxième fermentation, ou fermentation malolactique.
On va le faire en photos:
- Prise d’échantillons.
- Une goutte de chaque vin est disposée sur un papier buvard, à 2 cm du bas de la feuille, 8 échantillons par feuille. Ensuite, on forme un rouleau avec le papier, on l’agrafe, et on le pose délicatement dans la solution de chromatographie.
- La solution monte le long du papier, entrainant la goutte de vin. Lorsque le buvard est chargé de solution, on le sort de son bocal et il est mis à sécher.
- Après quelques heures de séchage, il reste à « lire » la chromato.



On peut deviner sur la dernière image, 3 taches au dessus de chaque goutte de vin. La solution, absorbée par le papier, a d’abord déposé l’acide tartrique (le plus « lourd »), puis le malique, et pour terminer l’acide lactique, le plus « léger ». Ainsi la deuxième fermentation est commencée si l’on voit les 2èmes et 3èmes taches, elle est terminée lorsqu’on ne voit plus que la dernière.
Et félicitations à ceux qui ont compris quelque chose!
Merci à Guillaume Descroix, pour son billet. On n’est pas d’accord sur tout, c’est plutôt bien! Peut-être que je reviendrais sur les BIB (bag-in-box), et pourquoi je pense que l’avenir de la viticulture n’est pas dans ce contenant. Cher Guillaume, si votre chemin vous mène par chez nous, vous êtes le bienvenu pour en discuter autour d’un verre.
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