Copeaux – C’est officiel en Suisse, et c’est une mauvaise nouvelle!!
Le Conseil Fédéral l’a décidé aujourd’hui, la Suisse s’aligne sur l’Europe.
Je vous propose la dépêche de l’ATS, et je me permets mon commentaire en dessous……
»BERNE – Les producteurs de vin suisses pourront utiliser dès l’an prochain des copeaux de bois de chêne sans le préciser sur l’étiquette. Le Conseil fédéral a décidé d’aligner le droit des denrées alimentaires sur la législation européenne.
La décision n’est pas critiquée sur le fonds. « Cette ouverture de la Suisse offre des possibilités supplémentaires à la viticulture », a déclaré le directeur de l’Office des vins vaudois Robert Crüll. Le producteur ne sera pas obligé de préciser qu’il a traité son vin avec des copeaux de chêne, a précisé Roland Charrière de l’Office de la santé publique (OFSP). De même qu’il ne doit pas indiquer l’usage de sucre.
Le consommateur qui veut éviter ce procédé devra plutôt se fier à l’étiquette signalant que le vin a été élevé en fûts de chêne. Encore faut-il que cette mention soit sans équivoque et c’est un peu là que le bât blesse.
Cette décision ne fait pas l’unanimité. « Le consommateur doit savoir s’il s’agit de copeaux ou de fût de chêne », a estimé M. Crüll. Entre le premier et le second procédé, le prix peut en effet être multiplié par quinze.
Son de cloche identique à la Fédération romande des consommateurs. La méthode existe aux Etats-Unis, des essais ont eu lieu en Europe et il est préférable de l’autoriser et de la réglementer. L’absence de mention sur les étiquettes peut cependant conduire à des tromperies, a indiqué une porte-parole de la FRC. Les cantons resteront libres de suivre cette voie dans leurs règlements sur les AOC. Mais les discussions seront certainement très animées. Pour Gilles Cornut, directeur de l’interprofession vaudoise des vins, cette liberté doit effectivement être donnée pour demeurer concurrentiel.
Néanmoins une véritable clarté doit exister vis-à -vis du consommateur. Et pour les vins haut de gamme la tendance semble plutôt être de ne pas trop jouer avec ce genre d’artifices. Une opinion également partagée en Valais où la tradition pourrait faire obstacle à la modernité.
(Source: ats / 15 novembre 2006 18:27) »
Que dire? Mis à part que ceci est lamentable, nul et scandaleux (je sais, opinion personnelle…).
15 fois moins cher qu’un vin élevé en barriques, SANS mention sur l’étiquette. C’est simplement tromper le consommateur, c’est simplement manquer du plus élémentaire respect à ses collègues. C’est simplement prendre le client pour un c**. Que vont penser nos concitoyens en lisant cette information? Que l’on peut mettre ce que l’on veut dans les vins, les « boiser » avec de la sciure? Dégoûté, désolé, mais dégoûté.
Ca y est, MM Crüll, Cornut et autres, vous me faites dès ce soir penser à vos collègues français que j’épinglais ici il y a quelques jours. Triste, très triste.
Les vignerons de certaines régions suisses font de formidable effort depuis 10-20 ans, et ce genre de décision va sans doute aller dans le bon sens……. J’arrête, je vais dire des méchancetés…
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