Pourquoi arrive t’il toujours à écrire ce que je suis incapable de mettre en mots? ;-)
Voilà un titre de billet pouvant concourir au Championnat des plus longs titres. Je me suis dit, accroche le lecteur mon p’tit, accroche le! Car il faut lire ce qui suit, ou plus exactement il faut suivre ce lien pour lire le toujours incroyable Hervé Bizeul. Je connais ce vigneron du Roussillon uniquement par son blog et par la dégustation de certains de ses vins. Il a le don de me vexer au plus haut point chaque fois qu’il commet un nouveau billet, ces derniers réunissant tout ce que je voudrais pouvoir écrire ici. Une bonne dose d’humour, ce juste-ce-qu’il-faut d’ironie (et/ou de mesquinerie), une solide connaissance de notre métier, une certaine sagesse, et un don (est-ce un don? ou cela s’apprend t’il?) d’écriture. Bref, je me délecte de chacun de ses billets, espérant secrètement pouvoir en écrire des pareilles dans 20 ou 30 ans
. Je vous la fait à la Bizeul: Cher Hervé, si (tu) vous me lisez, vous commencez à m’em******!!
) Tout en me délectant à la lecture de son dernier mot, je n’ai quand même pas aimé à sa juste valeur le passage sur les vignerons-blogueurs. Je cite, ouvrons les guillemets: « Volontairement, je m’étais dit que j’allais laisser justement à ceux qui n’ont pas ma facilité d’écriture le soin de raconter le quotidien du vigneron, de mettre en scène avec quelques photos et deux ou trois mots toute la richesse de notre métier. Mais voilà bientôt deux ans que je m’astreins à laisser de la place libre et je ne vois rien venir. (…) Y’a t’il encore des vignerons qui croient en leur métier et veulent faire partager leur passion ? » Et là , je me permet, mon cher Hervé, de faire entendre ma voix, de taper sur mon clavier pour vous dire que oui, il y a des vignerons fiers de leur travail, essayant maladroitement de partager sur leur blog les journées passées à la vigne, à la cave ou à la commercialisation (ou au ski, aussi. Je sais
) C’est drôle, j’ai eu au téléphone hier matin un collègue vigneron, qui n’est d’ailleurs pas seulement un collègue, qui n’est d’ailleurs pas seulement un ami, qui est d’ailleurs mon beauf
(Basile, je sais que tu me lis…), lequel m’a félicité, merci vieux, pour mes billets viticoles. Sa seule remarque négative était de se demander à quoi cela pouvait bien servir de prendre du temps pour raconter ma vie sur Internet. Et là je rejoins, comme d’habitude, ce cher Hervé. Tout se fera sur le Net dans les prochaines années. TOUT. Y compris la mise en valeur de nos vins, cela passant pour l’instant à travers la lecture de nos blogs par nos clients et autres amis du vin. Cher Hervé, merci pour vos billets, leur lecture m’a d’abord donné l’envie de tenir ce blog, il me reste maintenant à soigner l’écriture. 30 ans, ça passe vite…
Hier soir j’ai animé une visite de cave, en prolongement d’un « cocktail dînatoire » se déroulant dans notre salle de réception. Une centaine de jeunes cadres d’un établissement bancaire, de diverses nationalités. Grosse ambiance, orchestre mexicain, ils avaient une petite soif nos jeunes cadres… Ce fut une autre facette de la communication. Avec le Net et ses billets virtuels, il y a aussi une place pour la rencontre au fond de la cave, des explications sur les travaux nécessaires (« vous ne faites rien en hiver?! ») et des réalités à faire comprendre (« du vin suisse? en Suisse? c’est buvable?). Une facette complémentaire aux blogs de vignerons. Le virtuel et le réel réunis. On continue!
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