Préfiltration
Aujourd’hui, deuxième journée de préfiltration sur les 2006. Les blancs, à l’exception des vins en barriques, sont terminés, suite demain avec le rosé de Pinot et le rosé de Gamay.
Pour une fois que j’avais pensé à l’appareil photo, je vais vous la faire didactique…
D’abord, pour une préfiltration réussie, il faut du vin. Ca tombe bien, il y en a quelques litres à la cave.
Ensuite il est fortement conseillé de posséder un filtre. Là , les affaires se corsent car le choix de système de filtration est grand. Pour faire simple, on relèvera 3 familles: les filtres à terre, à plaque, et tangentiels. Je laisse volontairement de côté les filtres tangentiels, trop encombrants et surtout prévu pour de grands volumes d’encavage. De plus, n’ayant jamais travaillé avec ce système, je laisse le soin de l’explication à un utilisateur. Il nous reste donc 2 techniques de filtration et je vais tenter de vous donner mon avis sur leurs avantages et inconvénients.
Les filtres dit « à terre » nécessitent soit des plaques creuses placées horizontalement sur lesquelles on place des toiles en tissus, soit des disques verticaux en inox percés de minuscules trous. L’idée est de créer une « précouche » de terre (plus exactement de la poudre de diatomées -voir ici-), puis de faire passer le vin, enrichi de la dite poudre, dans le filtre. Cette « terre » filtrante va débarrasser le vin de ces impûretés, essentiellement des lies en suspension, jusqu’à « colmatage » du filtre. Les filtres horizontaux sont difficile à nettoyer, l’avantage est qu’ils peuvent être utilisés pour filtrer les bourbes. Les verticaux ont pour avantages un nettoyage aisé, une automatisation de la distribution de terre, mais le gros problème sont les pompes centrifuges dont il sont équipés, pompe faisant subir les derniers outrages au vin. Nous n’utilisons plus ce matériel depuis quelques années, pour des motifs qualitatifs.
Le filtre à plaque tire son nom de sa principale composante: des plaques
! Des plateaux en matière synthétique, entre lesquels nous plaçons des plaques de cellulose (de différentes porosités selon le résultat escompté). Le vin, entraîné par une pompe à membranes, doit traverser les plaques avant de ressortir du filtre. Je vous ai mis 2-3 photos un peu plus bas, comme d’habitude cela sera plus parlant que mes explications alambiquées…;-) Les avantages: respect du produit, nettoyage aisé. L’inconvénient sera à chercher du côté du coût des plaques, très élevé.
Une fois le choix du matériel effectué, il y a encore quelques soucis… Nous profitons des préfiltrations pour assembler nos différents vins. Cela évite de reprendre le vin à la pompe, sachant que chaque pompage est traumatisant pour notre délicat produit. Mais cela nécessite beaucoup de cuverie vide, heureusement que ce millésime est court en volume! Et à chaque cuve filtrée et donc vidée, un grand nettoyage au Kär**** (pas de pub, mais comme le voisin prétendant aux plus hautes charges…) s’impose. Opération facilitée suite à l’achat d’une tête de nettoyage, nous évitant le sauna dans la cuve.
Résultat des opérations: Nos blancs, volontairement laissés sur leurs lies depuis la fermentation alcoolique, n’ont pas passés très facilement… J’espère (j’en suis sûr) que les rouges, déjà soutirés, passeront mieux.
Comme promis, les photos:




Une dernière chose: Milles bravos à Olif pour son succès au WineBlogTrophy. Ultra, super mérité. Bravo.
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