Bonjour!

Bienvenue sur ce blog relatant les actualité viti-vinicoles du Domaine du Château du Crest dans le canton de Genève.

Météo

par Luc Dubouloz

Et elle continue!
Aujourd’hui, 14h: 18°, soleil printanier.
17h: neige
Actuellement: -1°, neige au sol.
Tout va bien…

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(Mode d’) emploi.

par Luc Dubouloz

Cela fait quelques jours que je pense à ce billet. Il est nécessaire de le lire avec les précautions d’usage, billet un peu polémique, un peu désabusé.
Précaution supplémentaire, l’affaire n’est pas encore faite et je ne veux pas blesser inutilement certain. Du recul, cher lecteur, du recul!

Tout commence par une recherche de candidats suite à la démission d’une employée. La haute saison approche, le temps joue contre nous, il est nécessaire de trouver rapidement du personnel. Après discussion interne, je décide de passer une offre sur « vitijob« , site spécialisé pour les candidats à la recherche d’un emploi dans le secteur viticole. Mon idée, en recherchant en France, est de trouver un vigneron plein d’idées, expérimenté, capable de se responsabiliser, et prêt à prendre quelques risques en quittant sa région d’origine et en apportant son expérience. Nous offrons de bonnes conditions de travail et c’est très confiant que je publie l’annonce. A ce point du récit, je précise que les conditions salariales proposées sont exactement celles données aux possesseurs d’un passeport à croix blanche…, soit plus du double du salaire minimum en vigueur en France.
La 1ère phase dépasse mes espérances: Les candidatures embouteillent rapidement le logiciel de messagerie. Je laisse passer une semaine pour permettre à chacun de réagir, puis j’effectue un premier tri. Adieu le spécialiste en cimenterie et l’ingénieur nucléaire (si, si, j’ai lu ça), adieu les cavistes (précision sur le terme caviste; en Suisse, il s’agit d’un professionnel des travaux de cave, en France on parle d’un marchand de vin dans une échoppe), adieu les oenologues possédant des diplômes long comme le bras. Je recherche un vigneron! Evidemment, la totalité des candidatures non retenues reçoivent une réponse de notre part.
Vignerons? Voilà une espèce en voie d’extinction, ou pire déjà disparue!! Mais où sont-ils??
Pour finir, je pré-réponds positivement à une série de candidats, insistant sur les points « négatifs » du travail en Helvétie comme l’obligation de signer une assurance-maladie privée ou la durée de travail hebdomadaire, désirant éviter à certains d’effectuer un long voyage pour s’apercevoir trop tard que le poste proposé demande quelques efforts.
Et que s’est il alors passé? Presque rien. Voilà une série de vignerons en recherche d’emploi, auxquels je réponds rapidement, poliment, précisément, et rien ne se passe. Je vais être clair, 80% des personnes retenues n’ont simplement pas donner signe de vie. Avant que j’aie pu leur donner une idée du salaire proposé.
Pour quels motifs? Trop d’heures? Changement de pays? Raisons familiales? Beaucoup de bonnes raisons pour ne pas s’intéresser au poste, mais alors pourquoi faire acte de candidature??
N’empêche que j’étais bien content quand même, un candidat m’a appelé, a apprécié ma façon de lui présenter le travail chez nous, et a pris rendez-vous pour une interview. Super, je me réjouis. Euh, non, j’ai reçu un mail ce soir: il vient de trouver un emploi dans le secteur. C’est le 5ème qui me répond ça! Ca embauche dur en ce moment………..

Comprenons nous bien. Un billet désabusé, oui, mais en aucun cas une attaque contre tel ou tel. Simplement des façons différentes de voir la vie professionnelle. Actuellement je cherche à comprendre le système français car mon statut de double-national me permettra de voter le 22 avril. Et il est très intéressant de comparer nos systèmes.

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Un billet privé.

par Luc Dubouloz

Une fois n’est pas coutume, un billet un peu plus privé. Ce n’est pas encore les présidentielles de nos voisins, mais ma modestie habituelle (…) va en prendre un coup. ;-) C’est ICI
Sinon, euh, j’ai un bon sujet de billet, il faut laisser mûrir encore quelques jours. A bientôt.

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L’hiver se termine.

par Luc Dubouloz

Cette fin de semaine, fin de la taille et première grosse mise en bouteilles de l’année.
Cette fois-ci malgré le retour du froid, l’hiver laisse la place. Une période plus « calme » s’annonce avant les premiers travaux printaniers.
A part ça? Un épisode plus privé se déroule ce week-end. Je vous en parle demain, peut-être….;-)

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17016

par Luc Dubouloz

C’est le nombre de bouteilles misées aujourd’hui. Température de l’air -> 0°, température du vin -> 3°. Frais….
Ce soir, j’ai une flemmingite aiguë, un billet en photos!
Petite mise à jour: Je pensais à un petit calcul sous la douche….. 17000 bouteilles, 10h30 de travail, soit 27 bt/min, soit une bouteille toutes les 2,2 secondes. Pendant 10 heures. Bien joué Adeline et Jean!! ;-)

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Changement de programme

par Luc Dubouloz

Il ne reste que 2 journées de taille, lesquelles était prévues ces prochains jours. La saison avance vite, les désherbages se font pressant et il faut terminer le broyage.
La météo étant ce qu’elle est cet hiver, un petit changement de programme s’impose. Les giboulées de neige et le froid ayant retrouvé le chemin de nos campagnes, il est temps de retourner s’abriter à la cave! Tant pis pour la taille, nous avons passé l’après-midi à filtrer une cuve de Domaine blanc et une de Château, on a préparé la mise, sorti les cadres métalliques et fait le compte des bouteilles, des capsules et des bouchons.
Dès demain, il est prévu de miser environ 16′000 bt en 75cl et 50cl. Cela va nous prendre la journée, sachant que la mise tourne à 1800-2000 bt/h. Plus une petite heure de préparation et une autre heure de nettoyage.
Nous utilisons une machine de marque GAI, matériel italien de premier plan. La machine permet de remplir les bouteilles (c’est mieux…), de contrôler le niveau, de boucher ou de sertir les capsules suivant nos besoins. L’étiquettage se fera plus tard, à « temps perdu » (Gros guillemets nécessaire…), soit les jours de mauvais temps.
3 personnes sont nécessaires: Une première pour poser les bouteilles vides en début de chaîne, une seconde pour les récupérer en sortie et une dernière pour contrôler le bon déroulement, amener des palettes, ranger les cadres dans les cellules frigorifiques.

Deux mots sur un court week-end au Sud. Magnifique région, beau repas et soleil printanier à Lourmarin. Bon anniversaire Stéph….

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Offre d’emploi.

par Luc Dubouloz

EDIT: 10.04.2007. Poste repourvu. Merci

Nous recherchons un(e) vigneron qualifié, ayant de bonnes connaissances viticoles, capable de diriger une importante équipe d’effeuilleurs et de vendangeurs. Une expérience des travaux de cave est demandée.
Cette place sera proposée à un(e) professionnel volontaire et motivé, prêt à prendre des responsabilités sur le Domaine.

Nous sommes un domaine viticole suisse (région Genève) et nous proposons d’excellentes conditions de travail dans des lieux de production moderne. Le vignoble est conduit en cultures basses, avec un large choix de cépages. La vinification se déroule au Domaine ainsi que l’embouteillage et la commercialisation.

Nous proposons un contrat de travail suisse, de durée indéterminée. La durée hebdomadaire de travail varie de 43 à 52 heures suivant la saison.

Vous pouvez proposer votre offre sur notre page de contacts.

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Mécanisation.

par Luc Dubouloz

Je crois bien ne jamais vous avoir parlé de nos machines viticoles. Pourtant, sans aide mécanique, il ne serait pas possible de cultiver le domaine.
Quelques chiffres pour commencer:

  • 15 ha de cultures, soit 150′000 m2, soit près de 130′000 pieds de vignes.
  • 800 heures/ha de travaux viticoles par année, soit 12′000 heures avec mécanisation.
  • Plus de 100 km de rang de vignes si l’on mettait toutes les lignes bout à bout.

Au vu de ces quelques chiffres, la mécanisation d’une partie des travaux s’impose. Quels sont-ils?
Dans l’ordre d’importance, je citerais les traitements phyto-sanitaires (de 7 à 9 applications fongiques dans nos contrées), les cisaillages (3-4 passages), le broyage et le fauchage (2-3 fois), le désherbage (1 ou 2 fois), le prétaillage (1 fois). Nous effeuillons, épamprons et vendangeons manuellement.
Passons au sujet qui fâche, le choix du tracteur, ou plus précisément, de l’enjambeur. Un choix cornélien dû au faible volume de vente de ces engins. Pour info, il s’est vendu 600 enjambeurs en France durant l’année 2006 (je n’ai pas de chiffres pour la Suisse, cela doit se compter sur les doigts d’une ou deux mains!). Peu de constructeurs, beaucoup d’artisanat, ces machines deviennent rapidement des bêtes à chagrin! Que celui qui a toujours été satisfait de ses enjambeurs me jette la première pierre! De plus, contrairement aux tracteurs agricoles, il n’existe pas de montage rapide des accessoires sur ces machines. Que de temps perdu pour passer du mode « traitement » au mode « cisaillage ». Plusieurs collègues évitent cette obstacle en gardant leurs vieux enjambeurs et en les équipant chacun d’un seul accessoire. Bonjour les frais pour un tout petit nombre d’heures de travail.
Actuellement, je travaille avec une machine de marque CMC équipée des différents outils dont je vous ai parlé. Un trois-roues compact et agile dont je suis plutôt content, si l’on met de côté les difficultés pour changer de matériels et les fuites d’huile quasi-journalière… Il s’agit d’une transmission hydrostatique, très souple à l’utilisation.

Quelques photos prises aujourd’hui, lors du désherbage:

Avec le Mont-Blanc en toile de fond!

D’autres images durant un traitement:

Et pour les lecteurs attentifs, je vous avais parlé d’un nouvel achat. Cette nouvelle machine de marque Lauprêtre devrait être livrée dans les prochaines semaines. Changement de marque, un système d’attelage plus simple, plus de puissance. Je l’espère à la hauteur de nos espérances!! D’ailleurs je me déplace demain dans le Maconnais pour voir le tracteur en construction et regarder de près les aménagements désirés.

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Pendant que j’y pense.

par Luc Dubouloz

J’ai reçu la semaine dernière un téléphone d’un organisateur de concours de dégustation. Comme je suis un peu mesquin, je vous le donne ICI.
Il s’agissait pour mon interlocuteur de me convaincre de participer à ce fameux concours M O N D I A L, participation parfaitement nécessaire si nous désirions vendre quelques bouteilles cette année… Surpris de mon refus, ce charmant homme m’a alors donné l’argument massue: Monsieur, 35% des vins présentés auront une médaille.
C’est là que j’ai raccroché.

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Mauvaises herbes ou adventices concurrentes?

par Luc Dubouloz

That’s the question.
Et la technique utilisée va dépendre de la réponse. Mais comme rien n’est simple, nous allons voir que la technique n’est pas forcément dans la réponse…. Rien compris? ;-) Repartons du début:
Ce billet m’est venu à l’esprit hier, assis dans l’enjambeur, pour la première journée de désherbage. Et qui dit désherbage dit; maîtrise de l’enherbement, travail du sol, utilisation de désherbants, respect de la flore indigène, raisonnement de la vigueur, aspect visuel du vignoble. Vaste programme à prendre en compte avant de choisir la technique appropriée et le choix du produit.
Avant tout, une présentation de nos sols s’impose. Siliço-calcaire, peut drainant, lourd, riche et, cerise sur le gâteau, de vrais mines de potasse, souvenir des dizaines d’années d’engrais complet utilisé il y a encore une vingtaine d’années, lorsque les vignes « pissaient » comme les vieux le disent. Mon cher lecteur attentif aura, je l’espère, compris que ce n’est pas exactement le credo de la maison aujourd’hui. Le problème c’est qu’un sol ainsi matraqué va mettre très longtemps avant de repartir sur de meilleures bases.
Au vu de ces quelques informations pédologiques, l’enherbement du vignoble est une nécessité dans nos conditions afin de concurrencer autant faire ce peut la puissance végétative de la vigne. C’est donc facile, enherbons! Sauf qu’un lourd passé d’herbicides résiduaires (racinaires) rend l’opération fort délicate. Après plusieurs années à regarder pousser attentivement la moindre graminée, la colonisation du vignoble par un charmant tapis d’adventices avance bien. Maintenant passons à la prochaine étape, et maîtrisons cet enherbement! Euh, essayons de le maîtriser!
Deux (trois) solutions s’offrent à nous: Travailler le sol ou désherber sous le rang. La troisième, parfois utilisée en bio, est de faucher sous le rang. Je la mets de côté tout de suite car elle est inenvisageable chez nous pour des motifs de temps et de coûts de production. On en profite pour mettre de côté, provisoirement, le travail du sol, celui ci entraînant une minéralisation de l’azote et une assimilation facilitée pour la vigne, ce que nous voulons éviter pour l’instant afin de continuer à baisser la vigueur.
Il nous reste la solution du désherbage, laquelle a ses inconvénients bien sûr, mais reste dans nos conditions la moins mauvaise technique. Le choix du produit va être capital pour l’avenir. L’idéal est l’utilisation d’un herbicide de contact, systémique (capté par la sève et circulant dans la plante), sans apport de molécules racinaires, ces dernières se dégradant très lentement. Malheureusement ce type de produit « idéal » acidifie la croute superficielle du sol et amène un développement de mousse, ce qui n’est pas fameux pour l’oxygénation du sous-sol. Bref, y a encore du boulot!
J’ai trop cogité dans cet enjambeur… :-)

A propos de machines, je vous prépare un billet. Je n’en ai encore jamais parlé, et mes collègues blogueurs ne communiquent pas beaucoup sur la mécanisation. Pourquoi?

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