Mauvaises herbes ou adventices concurrentes?
That’s the question.
Et la technique utilisée va dépendre de la réponse. Mais comme rien n’est simple, nous allons voir que la technique n’est pas forcément dans la réponse…. Rien compris?
Repartons du début:
Ce billet m’est venu à l’esprit hier, assis dans l’enjambeur, pour la première journée de désherbage. Et qui dit désherbage dit; maîtrise de l’enherbement, travail du sol, utilisation de désherbants, respect de la flore indigène, raisonnement de la vigueur, aspect visuel du vignoble. Vaste programme à prendre en compte avant de choisir la technique appropriée et le choix du produit.
Avant tout, une présentation de nos sols s’impose. Siliço-calcaire, peut drainant, lourd, riche et, cerise sur le gâteau, de vrais mines de potasse, souvenir des dizaines d’années d’engrais complet utilisé il y a encore une vingtaine d’années, lorsque les vignes « pissaient » comme les vieux le disent. Mon cher lecteur attentif aura, je l’espère, compris que ce n’est pas exactement le credo de la maison aujourd’hui. Le problème c’est qu’un sol ainsi matraqué va mettre très longtemps avant de repartir sur de meilleures bases.
Au vu de ces quelques informations pédologiques, l’enherbement du vignoble est une nécessité dans nos conditions afin de concurrencer autant faire ce peut la puissance végétative de la vigne. C’est donc facile, enherbons! Sauf qu’un lourd passé d’herbicides résiduaires (racinaires) rend l’opération fort délicate. Après plusieurs années à regarder pousser attentivement la moindre graminée, la colonisation du vignoble par un charmant tapis d’adventices avance bien. Maintenant passons à la prochaine étape, et maîtrisons cet enherbement! Euh, essayons de le maîtriser!
Deux (trois) solutions s’offrent à nous: Travailler le sol ou désherber sous le rang. La troisième, parfois utilisée en bio, est de faucher sous le rang. Je la mets de côté tout de suite car elle est inenvisageable chez nous pour des motifs de temps et de coûts de production. On en profite pour mettre de côté, provisoirement, le travail du sol, celui ci entraînant une minéralisation de l’azote et une assimilation facilitée pour la vigne, ce que nous voulons éviter pour l’instant afin de continuer à baisser la vigueur.
Il nous reste la solution du désherbage, laquelle a ses inconvénients bien sûr, mais reste dans nos conditions la moins mauvaise technique. Le choix du produit va être capital pour l’avenir. L’idéal est l’utilisation d’un herbicide de contact, systémique (capté par la sève et circulant dans la plante), sans apport de molécules racinaires, ces dernières se dégradant très lentement. Malheureusement ce type de produit « idéal » acidifie la croute superficielle du sol et amène un développement de mousse, ce qui n’est pas fameux pour l’oxygénation du sous-sol. Bref, y a encore du boulot!
J’ai trop cogité dans cet enjambeur…
A propos de machines, je vous prépare un billet. Je n’en ai encore jamais parlé, et mes collègues blogueurs ne communiquent pas beaucoup sur la mécanisation. Pourquoi?
Popularity: 2% [?]
Jour après jour Pas de commentaires »




