Presse professionnelle
Je garde les bonnes habitudes avec un petit tour de la presse professionnelle. Commençons par l’éditorial de « la revue des oenologues » signé par A. Crespy. Je vous donne quelques extraits:
« …Personne n’arrivera à me persuader qu’un hectare de vignes, fut-il non greffé et conduit en culture dite biologique est une chose naturelle, « biologique ». Il y a là abus de langage et usurpation d’une terminologie qui relève plus du marketing que du naturel.(…) Ainsi on l’agrandit l’aire. Ainsi on augmente les rendements autorisés. Ainsi on autorise des pratiques, jusque-là exceptionnelles, à devenir la règle. Et, pour finir, face à un marché demandeur, tout ce qui est produit est agréé. Ainsi va le petit monde AOC du vin (…) sans se soucier des changements et des efforts de la concurrence internationale.(…) Que faire, sinon invectiver les pouvoirs publics, responsables de tout, l’administration, forcément tatillonne, et l’étranger, absolument déloyal dans ses pratiques! (…) Et pendant ce temps passé en vaines disputes, les marchés sont perdus, la production se délocalise et la terre se réchauffe et se pollue. (…) De plus les consommateurs sont en train de s’apercevoir que des vins sans appellation sont bien meilleurs et moins chers que beaucoup d’AOC. Qui, aujourd’hui, sacrifierait son palais et son estomac pour des vignerons qui ne vendangent pas toutes leurs vignes parce qu’ils produisent trop, ou achètent du raisin parfois fort loin de leur « terroir » parce qu’ils ont négligé le mildiou, les vers de la grappe ou le botrytis? … »
Aie, un édito engagé et dur! A chacun de se faire son opinion.
Dans la revue « La Vigne« , j’ai été surpris de lire les prix pratiqués dans certaines régions pour du vin en vrac vendu au négoce. Des exemples à 0,3-0,4€ le litre…. Je dois relire pour y croire. Quel respect du produit à ce prix? Ou quelle qualité du produit? A quoi peut ressembler l’avenir dans ces cas? Et que font ces vignerons touchés pour reprendre leurs destins en main? Beaucoup de questions!!
Egalement dans cette revue, un article concernant le réchauffement climatique vu du côté de la viticulture. Entre autres symptômes techniques, la date des vendanges pourrait avancer de plus de trois semaines d’ici la fin du siècle.
Et un grand article traitant des différents modes de bouchage des bouteilles. Des bouchons liège au synthétique en passant par les « techniques ». Sans oublier la capsules à vis, dont le journal titre: « Un marché en devenir. » Et là , j’opine, j’acquiesce, je dis OUI! Même que, peut-être, éventuellement, je vous en reparle bientôt. Le Domaine du Crest vous réserve une surprise….
Je termine sur une note vacancière: j’avoue que j’ignorais totalement que Tahiti était une région viticole!! Je l’ai appris à la lecture de « La Vigne », et je peux vous dire que cela doit valoir le détour! Je vous donne le lien pour découvrir des photos surprenantes.
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