C’est la course!
Pas de billet depuis quelques jours. Mes excuses cher lecteur pourtant accro à mes écrits
Je dois vous préciser que ce début d’année viticole est plutôt chaud, dans tous les sens du terme.
L’incroyable météo actuelle accélère le développement de la végétation à un point étonnant, voire jamais vu. Actuellement le vignoble a plus de 15 jours d’avance sur un millésime « normal », et une semaine sur le déjà extraordinaire millésime 2003.
Evidemment il a fallu battre le rappel des troupes et organiser très vite le début de l’ébourgeonnage. Keskesèksa? Il s’agit de supprimer une partie des bourgeons de la souche pour:
- nettoyer le pied, « épamprer »
- préparer la taille de l’an prochain
- éviter les amas de végétation afin de favoriser l’aération des grappes pour diminuer la pression des maladies
- et surtout de réguler la récolte. Ceci est la première façon de contrôler la charge, il y en aura d’autres…
Soyons didactique, comme dans les pubs la photo « Avant »- »Après »:

Et voilà le travail.
Un travail répété sur chaque souche, tout au long de la journée par l’armée de petites mains de l’équipe d’ébourgeonnage. Une équipe constituée d’une quinzaine de personnes réparties en deux groupes, chaque groupe entouré et coaché par un de nos vignerons. L’ébourgeonnage est une intervention importante demandant une attention permanente et une certaine connaissance de la physiologie de la plante. Ceci n’est pas toujours facile avec du personnel non-qualifié ce qui nécessite un encadrement proche et disponible.
La croissance de la végétation, les températures élevées et les risques d’orages m’ont amené à appliquer le premier traitement aujourd’hui. J’ai utilisé un soufre mouillable afin de lutter préventivement contre l’oïdium, maladie fongique pouvant décimer une récolte. Et cela 17 jours plus vite que l’an passé…
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