Emploi, fédéralisme et particularités helvétiques.
Je reçois le commentaire suivant posté par Remy. Lié à un vieux billet enfoui dans les archives, je lui donne une meilleure visibilité et j’y réponds:
bonjour je voudrai bien venir travailler dans un vignoble suisse et je voudrai savoir ci ca seai possible en ce moment je travail en chanpagne depuis 9an j ai un cap et un bep +un concour de taille avec mention et une tres bonne conesance des vigne pourrier vous me donner des informations sur le mode de travail et sur les salaires en esperant une reponse de votre par merci d avance(j ai 24an et plein d enbision)
Bon
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Cher Remy, je crois que pour être vigneron il est d’abord nécessaire d’écrire le français correctement… Comment veux tu (permet moi de te tutoyer vu ton jeune âge) trouver un employeur avec une orthographe pareille? Je reçois plusieurs candidatures par semaine et celle illisibles ou écrites en langage SMS sont classées verticalement sans que je ne me donne la peine de les étudier.
Plus généralement, sur le sujet de l’emploi viti-vinicole en Suisse, j’ai déjà commis quelques billets. Ils se trouvent ICI, ou ICI.
Le monde viticole helvétique est petit voire minuscule (14000 ha au total, soit 10% du vignoble bordelais…), et les domaines sont de petite taille avec une main d’oeuvre essentiellement familiale. Les places de travail sont rares pour le personnel non-qualifié, encore plus rare pour les personnes formées et responsables. Cela dit, rien n’empêche de tenter ta chance, sachant seulement que je ne lis pas les horreurs orthographiques
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Question salariale, la Suisse peut être vue par les habitants de l’Hexagone comme un paradis. C’est juste, le revenu moyen est élevé. Il faut malgré cela regarder quelques détails. La viticulture ne fait pas partie des professions à haut revenu, cela se saurait…… Et notre pays est le champion de la charge fiscale pour la classe moyenne, les loyers (moins de 30% des suisses sont propriétaires de leur logement!) sont très élevés (comptez un gros tiers du revenu), et l’assurance-maladie est obligatoire et privée, donc pas vraiment bon marché. Cerise sur le gâteau, les professions agricoles ne sont pas englobées dans la loi sur le travail, loi limitant les heures à 42 par semaine, mais « bénéficie » d’un texte légèrement plus sévère… Pour ne rien arranger la patrie du fédéralisme possède 26 cantons, soit 26 Etats et autant de Constitutions! Les normes sont donc différentes suivant les cantons, à Genève les employés viticoles travaillent 49 heures (annualisées).
Toujours partant Remy? J’attends une chouette lettre de motivation. Bien écrite
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Jour après jour 1 commentaire »





1 juillet 2007 à 9:14
ben moi jy trouve ké pour un suisse ti parle bien el frances