Ouf!
Bonjour à tous, amis lecteurs. Une éternité sans vous donner des nouvelles du front du Domaine, un mois sans repos (tu exagères toujours, Luc), sans relâche, la tête, les jambes et les bras dans les vignes….
C’est véritablement le premier moment me laissant reprendre le clavier dans un état d’esprit propice à l’écriture d’un billet. Je vais essayer de vous faire partager un mois de juin viticole dans un millésime peu simple
De plus, et j’espère ne pas m’attirer les foudres de Zeus lui-même, j’ai un peu de temps car le ciel s’assombrit et les orages violents sont annoncés passeront à côté!
Je relis mes deux derniers billets pour y découvrir que les travaux nous occupant il y a 3-4 semaines me paraissent bien lointain. Reprenons:
Après la pose des ficelles de palissage, je voulais laisser aller le plus longtemps possible avant de cisailler, piquant ainsi une des (nombreuses) bonnes idées de mes collègues bio-dynamiciens. Las, après le début d’été détrempé, la chaleur est arrivée et ma liane sauvage préférée s’est montrée sous son meilleur jour: Sauvage! Une pousse record que même les installations fixes (piquets et fil de fer) ne parvenaient plus à soutenir. De plus, utilisant un système de pulvérisation face par face (qualitativement au top, mais demandant des mises en fils parfaites), avec des rampes descendant jusqu’au sol, il était nécessaire de « faire un peu de place ». Donc, premier cisaillage et … traitement.
Les traitements, pendant qu’on y est, ont une importance toute particulière cette année. L’humidité couplée à la chaleur et à des terrains gorgés d’eau sont les facteurs déclenchant pour les champignons appréciant la vigne et s’y développant avec plaisir.
Pas de fréquence plus élevée pour les applications, mais un choix de produits tourné vers la sélectivité, la rémanence et la tenue au lessivage. En plus du choix de la matière active, l’application est hyper importante, peut-être même plus importante que le produit.
Je vous avais parlé de la nouvelle effeuilleuse mécanique. J’ai gardé un petit tiers du Domaine pour essayer cette machine. Et le résultat est à la hauteur de mes espérances: bon à très bon. J’attends avec impatience de voir le résultat aux vendanges, pour l’instant c’est très satisfaisant. Cela devrait permettre à l’avenir de diminuer un peu le nombre d’employés auxiliaires, toujours difficile à coacher durant 10 à 12 semaines.
A ce propos, il a été bien difficile de s’en séparer de nos auxiliaires! Pas que nous soyons soudainement tombé amoureux mais plutôt que les travaux d’effeuilles ne voulaient pas se terminer. Les vignes poussent, poussent, les bois repartent des pieds, les contres-bourgeons redémarrent, on a refait jusqu’à 4 passages successifs pour laisser des vignes propres et des grappes aérées. Encore une semaine avec une petite équipe et on pourra relâcher un peu la pression.
La nouaison s’est moins mal passée que ce que je craignais, les premières estimations de récolte sont bonnes. Il va nous rester quelques parcelles dans lesquels un deuxième passage va être nécessaire pour supprimer quelques épaules.
Le deuxième cisaillage, suivi d’un nouveau traitement a été effectué au début de la semaine.
Je suis actuellement en cours de désherbage, avec un produit de contact non-systémique. C’est rare qu’un second passage soit nécessaire, la pluie et le chaud se sont ligués pour faire durer la saison
J’ajouterais rapidement que la vie continue malgré ce programme, il a fallu organiser 3 jours de mise en bouteilles, nos clients ayant, heureusement, continués à acheter des bouteilles! Mise, puis étiquettage, en gardant les deux yeux à la vigne.
Vive le mois de juin!
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