Ca devient dur!

par Luc Dubouloz

Ce n’est pas le raisin qui est dur, non, mais plutôt le temps qui, lui, dure…
Longues vendanges, débutées le 7 septembre, et il nous reste encore près de 5 hectares à rentrer. Évidemment les vendangeurs sont restés chez eux plusieurs jours, pénibles que nous sommes à vouloir récolter cépage après cépage et parcelle après parcelle. « Et quand vous ne vendangez pas, vous restez au lit? » comme me le demandait un client hier. Ben non. C’est qu’il y aurait même un peu de travail pour suivre ces vinifs, filtrer les bourbes, remonter les rouges, débourber les blancs et les rosés, nettoyer, nettoyer, nettoyer… Ces longues vendanges permettent de suivre avec une grande précision toutes les vinifications, sans avoir l’impression d’ »ensiler » le raisin comme certains millésimes…. (c’était en 2006…) D’ailleurs tout se passe bien jusque là, les sucres se terminent tranquillement.
Cette année, le taux d’azote dans les moûts est léger, très léger, trop léger. Et les levures aiment beaucoup l’azote. Un petit manque et tac, elles meurent sans finir leur boulot! Comme on aime bien le travail bien fait, on leurs donne un peu d’azote et d’oxygène, ça les mets tout de suite à l’aise pour terminer le job ;-)

Bon, je patiente devant la réception en attendant les derniers blancs, et les derniers pressoirs de Gamay pour le rosé. Demain, pressurage du raisin actuellement congelé, pour le vin doux. Et ensuite, Merlot, Cabernet et Gamaret. Ah, le raisin arrive. A bientôt.

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