Bonjour!
Bienvenue sur ce blog relatant les actualité viti-vinicoles du Domaine du Château du Crest dans le canton de Genève.
Visites particulières.
Aujourd’hui avait lieu la dernière des trois visites de jeunes étudiants de la haute école de gestion de Genève. Ces derniers nous ont rendu visite dans le cadre d’un travail sur un cas réel. Et la réalité, c’est nous!
Le but est de mettre sur pied une comptabilité analytique sur l’entité viticole du Domaine afin de mieux cerner les coûts de production de chaque sorte de vins. Tout le monde est gagnant: les étudiants peuvent mieux imaginer à quoi ressemble une entreprise dans la vraie vie avec de véritables chiffres et nous aurons bénéficié de la mise en place d’une comptabilité pointue et auscultée sous tous les angles.
Plusieurs réunions préparatoires ont été nécessaires pour réunir les chiffres, voire ensemble les spécificités d’une entreprise comme la nôtre (je pense typiquement aux rendements très fluctuants suivant les millésimes) et écrire les documents accompagnant les réflexions des étudiants.
C’est avec un grand intérêt que j’ai vu arriver 3 séries de 20 jeunes ces derniers jours. Une grosse heure de visite pour faire le tour du Domaine (vigne, cave et locaux) sous les yeux, je crois, surpris de toute cette jeunesse. J’ai cru remarquer quelques yeux ébahis par la grandeur de l’exploitation et les différents frais inhérents (je promenais de futurs gestionnaires d’entreprise, quand même…) Très intéressant également de me rendre compte que ces jeunes d’environ 20 ans sont bien peu sensibilisés par le monde du vin. Nous sommes au mieux des extra-terrestres avec notre langage vitico-dégusto-incompréhensible…..
Voilà le premier résultat de ce travail! Améliorer le regard et la façon d’appréhender le monde vini-viticole.
Popularity: 2% [?]
Ca se discute, Hors-sujet Pas de commentaires »— De l’importance de l’augmentation du chiffre d’affaires sur les coûts induits et sur le haut potentiel d’enm***** sur l’organisation du travail. —
Bien le bonjour à tous,
Plus de deux semaines sans nouvelles et sans prendre un peu de temps pour vous donner quelques signes de vie. Je rassure tout de suite mes nombreuses admiratrices…., aucun souci majeur ne m’est brusquement tombé dessus.
Simplement un rythme hyper soutenu ces dernières semaines, (je viens de jeter un oeil sur mes anciens billets, et je vous parle de rythme élevé depuis celui du 6 février…) dû en partie à l’absence d’un employé, en partie à la météo et surtout à cause (grâce) à une incroyable accélération de nos ventes en ce début d’année.
Il est toujours bien difficile de parler commerce sur ce blog, soit je donne des informations habituellement réservées à notre comptable ou au fisc, soit je laisse l’impression d’être rudement « gonflé » de faire le coq avec nos chiffres de ventes. Je rassure tout de suite le fisc, il ne trouvera rien ici
, et j’autorise ceux qui me trouvent trop peu prudent à rire de moi à gorge déployée. Laissez vous aller!
Donc, pas de chiffres. Simplement vous expliquer comment se retrouver en retard au vignoble, voir en arrêt presque complet à la taille depuis 4 semaines. (Ca fait un bon mois qu’il nous reste cinq hectares à tailler).
Il y a sans doute un meilleur terme en économie, j’appellerais cela « la théorie de Luc » (ndlr: il a vraiment la tête qui gonfle ce garçon…):
— De l’importance de l’augmentation du chiffre d’affaires sur les coûts induits et sur le haut potentiel d’enm***** sur l’organisation du travail. —
En gros, cela veut dire que tout à votre joie de réaliser d’excellentes ventes, vous passez votre temps à préparer les vins, à mettre en bouteille et à étiquetter, tout cela à flux très tendu. Lors des rares instants sans une bouteille dans les mains, il est grand temps de sauter sur l’enjambeur pour broyer les bois de taille et penser au prochain désherbage. La taille? On y pense, on y pense!
Evidemment, les plus fidèles de mes chers lecteurs l’auront compris, les faits ci-dessus ne font que me réjouir, n’y cherchez pas la moindre trace de pleurnicherie. Une entreprise (et même une entreprise agricole!!) a comme but principal de se développer. Et quand le développement arrive, il faudrait être fou pour s’en plaindre!
N’empêche que ces derniers temps je cherche à comprendre le pourquoi de cette poussée commerciale. Fidèle à nos mauvais principes, nous n’avons rien fait de spécial, pas le moindre mailing, pas le moindre concours, donc pas la moindre médaille. Bien sûr le nouvel habillage de la gamme « Domaine » fait parler (et vous le savez bien: que l’on parle en bien ou en mal, l’important est qu’on en parle). Cela me semble bien léger pour expliquer cette poussée de fièvre. Peut-être la qualité des produits? Non, pas sur des vins genevois… Je continue à chercher une explication
)
Popularity: 2% [?]
Ca se discute, Jour après jour 2 commentaires »Bonne résolution.
Premier billet de l’année et bonnes résolutions (au pluriel…;-)) vont de pair.
Nous avons reçu ce matin notre imprimeur pour réfléchir à une nouvelle étiquette. Le projet en est encore au stade « pas grand-chose », je vous laisse patienter un peu avant de vous en dire plus.
Je vous propose de jeter un oeil sur cet article du magazine online Romanduvin. Le titre de l’article devrait vous mettre le vin à la bouche
: « Vignoble: la Suisse dix ans d’avance sur Bordeaux? ».
Popularity: 1% [?]
Ca se discute Pas de commentaires »12 décembre 2007. Une pierre blanche sur le bord du chemin?
Je me plaignais il y a quelque temps du manque de matière à vous faire partager sur ces pages. La grande et la petite actualité du jour se rejoignent pour me donner du grain à moudre.
Commençons par le non-viticole et par des salutations à ce cher MHM, lequel m’a fait remarquer du haut de son balcon sur le Léman que la fréquence de publication avait bien baissé. Tant qu’il n’y a que ça qui baisse…. (et bises à V et M
)
Continuons par un bref rappel historique; c’est dans la nuit du 11 au 12 décembre …1602, que les savoyards prirent une sévère déculottée en voulant attaquer la ville de Genève. Ce fut l’Escalade. On rappelle cet évènement chaque année par un défilé, par les déguisements des enfants qui sonnent aux portes pour chanter le « Cé qu’è lainô« , par la symbolique marmite en chocolat représentant la soupe chaude versée sur la tête des assaillants. Evidemment, avec les 60’000 frontaliers savoyards passant la frontière genevoise tous les matins, on peut dire qu’ils ont finalement gagné…
L’Escalade est également fêtée par une grande course à pied, la plus importante de Suisse, à laquelle votre serviteur a participé. Sa modestie lui interdit de vous donner son résultat….
Plus près de nous, même très près, le 12 décembre 2007 devrait entrer dans l’histoire suisse.
Une remarque préliminaire: il s’agit de politique et je rappelle ici que ce blog ne représente que mon avis et pas celui du Domaine. Voilà.
Donc, ce jour et à l’inverse de l’habituel train-train de la politique helvétique, un séisme s’est produit avec la non-réélection au Conseil Fédéral du tribun nationaliste Christoph Blocher. Je ne suis pas analyste politique et je vous conseille de visiter les liens suivants pour mieux comprendre. Ici, ici, ici, encore ici ou ici. Permettez moi simplement de dire ce soir que c’est une fort bonne nouvelle à mes yeux. Voilà!
Revenons à la viticulture: J’ai eu le plaisir de participer ce matin à une dégustation de différents vins genevois des années nonante (traduction pour mes nombreux lecteurs français
: quatre-vingt-dix…). Cette dégustation organisée par l’Office de promotions des vins de Genève servait de support à un futur article de T. Vaterlaus de la revue Vinum. Une dégustation très intéressante et enrichissante, posant plein de questions. Questions auxquels je me réjouis de répondre ……. demain? Alors à demain.
Popularity: 1% [?]
Ca se discute Pas de commentaires »Prescripteur, marketing et commerce
Suite à la charmante visite du technicien-commercial d’une maison de produits phytosanitaires, par ailleurs lecteur de ce blog (preuve que l’homme a du goût
), je reviens quelques semaines en arrière pour vous conter la journée passée en terre vaudoise à l’invitation de la sus-mentionnée entreprise. Une multinationale helvétique, dont le nom commence par S et se termine par yngenta…
J’avais failli me lancer dans la composition d’un billet suite à cette journée, et j’avais dû trouver une tâche plus passionnante… J’ai promis à M.P. de repenser à ma copie, on y va. (Et cela fera un peu de matière sur ce blog bien délaissé)
Ainsi j’ai reçu une invitation pour une journée « d’information » sur un nouveau produit luttant contre le mildiou. Toujours content de profiter de m’informer, j’ai donné une suite favorable et me suis retrouvé, accompagné par plusieurs dizaines de collègues romands, au magnifique château d’Aigle.
Là, j’ai reçu une magistrale leçon de marketing et de professionnalisme commercial. Pas trace de la traditionnelle façon d’accueillir des agriculteurs (fussent-ils vignerons) sans soigner les détails, en leurs lançant quelques informations mi-techniques mi-drôle sur le ton complaisant de ceux qui savent à l’attention de ceux qui ne savent pas ou si peu, pas de banquet fleurant bon le terroir et la franche camaraderie bourrue et campagnarde (j’allais écrire bouseuse…), pas de casquettes offertes en remerciements avancés des futurs achats.
Bref, rien de ce qui fait l’essentiel de ce genre d’invitation à l’attention des gentils paysans pas très malin.
J’ai assisté, assez médusé, à une séance menée par un animateur-journaliste TV (bon d’accord, de la télé suisse-allemande, c’est une faute de goût
), mêlant les boss du secteur agro de l’entreprise, des intervenants scientifiques, des praticiens. Tout cela pour nous encourager vivement à utiliser leurs produits (c’est leur boulot, non?).
Déjà là, cette séance n’avait rien à voir avec ce qu’il faut endurer habituellement, personne ne baillait ou s’endormait.
Les interventions, courtes, étaient ponctuées d’animations avec en guest star le cuisinier Ivo Adam (ouais, encore un suisse-allemand…), champion du monde de cuisine (…?). Ou l’art de tenir en haleine une salle remplie d’individus de sexe masculin, penchant plutôt du coté je-mets-les-pieds-sous-la-table avec des histoires d’épluchures et de cuisson de patates! Chapeau!
Le reste de la journée fût à l’envi, en lieu et place du banquet champêtre (j’allais écrire de culs-terreux…) nous avons déguster un cocktail dînatoire fort réussi.
Que mon cher lecteur se rassure, je n’ai pas d’actions dans cette société. J’ai réellement apprécié cette journée mais mon sens critique ne m’a pas abandonné. J’ai simplement assisté à une séance magnifiquement marketée, mise sur pieds par une grande entreprise parfaitement au fait de la communication. Et si j’ai utilisé le terme « prescripteur » dans mon titre, c’est que c’était là le but ultime de cette invitation, preuve en est que je viens de passer une heure à vous la décrire! CQFD!
N’empêche que j’ai apprécié qu’on nous prenne pour des pros, et que cela soit organisé par des pros. Voilà. (Tu repasses quand tu veux au Domaine mon cher M.P. Et prends des casquettes, des fois que…
))
Popularity: 1% [?]
Ca se discute, Jour après jour Pas de commentaires »




