Bonjour!
Bienvenue sur ce blog relatant les actualité viti-vinicoles du Domaine du Château du Crest dans le canton de Genève.
Qu’en dire??
Et voilà.
Le moment est venu de savoir si ce blog est commercial (ohhhhh, toutes ces belles médailles! (Z’avez remarqué, en automne il n’y a pas que les feuilles qui tombent, c’est aussi la saison des médailles, des guides vinicoles et des récompenses pleuvants drues sur les régions viticoles…)), le moment est venu pour vérifier si ce blog suit les grandes orientations de la viticulture (bio? biodynamie? traditionnelle? engrais? fumier? travail du sol? sans soufre? avec passion? minéral? j’en passe), le moment est venu de regarder ce que ce blog a dans le ventre. Ou plus exactement ce qu’il aimerait avoir dans le ventre et ce qu’il aimerait laisser comme message.
Et là, je me répond moi-même: Ce blog est (j’aimerais qu’il le soit en tout cas…) un aperçu réel de la vraie vie d’un vigneron. Et en ce moment, ………… c’est pas drôle!!!!!!!
Soyons clair, net et précis, je pourrais même dire (et je m’en excuse par avance auprès de mes collègues claironnant le contraire) que c’est la M E R D E pas facile tous les jours en ce moment….
Seulement 150 litres/m2 sont tombés entre mercredi et samedi, ce qui favorise un micro-climat frais et très légèrement humide à hauteur des grappes, favorisant ainsi le développement de micro-organismes de type fongique se développant sur les baies et permettant à la plante de démontrer tout son potentiel de combat contre la maladie. Ajouter à cela un ensoleillement minimum, parfait pour affiner la maturité du raisin de façon presque imperceptible, gage de longues périodes de vendanges afin d’amener au pressoir des raisins particulièrement gorgés de sucre naturel et mûris lentement aux rosées du matin, de l’après-midi, du soir et de la nuit. Ce millésime 2008, dès le début de l’année, s’annonce sous les meilleures auspices et l’on peut affirmer sans crainte que les vignerons vont réjouir nos palais tout au long de l’année.
Texte libre de droit; si un journaliste ou un de nos représentants de la défense professionnelle veut l’utiliser…….
Nan, nan, je ne suis pas défaitiste, seulement juste et honnête. Et ce ne sont pas les collègues alsaciens que j’ai visité de week-end qui me diront le contraire!
Les maturités sont mauvaises, le botrytis est bien trop présent, le feuillage pousse toujours, les bois s’aoûtent (je devrais peut-être écrire se septembre) avec difficultés. Les premières analyses donnent des taux d’acidité juste bon pour les cornichons, c’est un bonheur!!
Que faire dans ce cas?? Je crois qu’il y a deux écoles: Soit aller se coucher et mettre le réveil au 15 octobre, soit essayer encore et encore d’aller de l’avant dans ce millésime pourri. C’est ce qu’on essaye, en convoquant du personnel dès demain pour supprimer les feuilles à la hauteur des grappes, histoire de favoriser un micro-climat à peine moins mauvais sur le raisin. On va couper aussi les grappes atteintes de pourriture et je crains que les vendanges seront un compromis entre le pire et le moins bon… Un maximum de maturité avec un minimum de soucis sanitaires. Et c’est pas gagné.
A bientôt, j’y retourne.
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Actualités du Domaine Pas de commentaires »Epaules
Voilà, voilà, le millésime 2008 se termine. Non, les vendanges ne sont pas faîtes, le moût ne coule pas sous le pressoir…
Les travaux viticoles, eux, se terminent ces jours afin de laisser la place au soleil et à la maturité des raisins. Le mois d’août s’ouvre avec la Fête nationale, et laisse entrevoir un peu de repos pour la tête et les jambes. Les raisins se plaisent à vérer (ou « tourner », ou « traluire »), les bois mûrissent et s’aoûtent, la pousse folle des derniers mois se calme, la plante donne tout pour transformer ses baies vertes et dures en raisins charnus et sucrés. C’est beau, non? On dirait de la prose….
)
Bref, on se la coule douce!! Mouais, pas encore tout à fait. Avant les mises en bouteilles d’avant-vendanges, avant le nettoyage et la préparation de la cave, il reste à fignoler les rendements en effectuant encore un passage pour décharger les vignes. Pour ceux qui ont suivis (il y en a …), nous avons déjà déchargé tout le Domaine en visant 1 grappe par bois. Et malgré cela, les estimations de récolte sont parfois souvent trop élevées et un petit passage va encore un peu améliorer la qualité de la récolte.
Qu’enlever de plus lorsqu’il ne reste qu’une grappe?? Les épaules! Certains cépages ont cette particularité de comporter une ou deux épaules de 30 à 70 baies attachées à la grappe principale. Ces épaules sont souvent en léger retard de maturité et il s’agit maintenant de les enlever. Chaque grappe est contrôlée et démunie de son épaule par un rapide et précis coup de sécateur. Et voilà!
A noter que ce travail est fait en petit comité, les employés journaliers sont tous rentrés.
Dans la section « private », le plaisir de savoir notre fille de 16 ans bien arrivée en Australie pour dix semaines d’échanges linguistiques.
Et le plaisir de connaître un Domaine viticole dans lequel la première phrase du matin est: « T’as lu le blog de Luc?? » Chers MH et P, merci de votre soutien…
))
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Copains, Le Domaine, Travaux viticoles Pas de commentaires »Ouf!
Bonjour à tous, amis lecteurs. Une éternité sans vous donner des nouvelles du front du Domaine, un mois sans repos (tu exagères toujours, Luc), sans relâche, la tête, les jambes et les bras dans les vignes….
C’est véritablement le premier moment me laissant reprendre le clavier dans un état d’esprit propice à l’écriture d’un billet. Je vais essayer de vous faire partager un mois de juin viticole dans un millésime peu simple
De plus, et j’espère ne pas m’attirer les foudres de Zeus lui-même, j’ai un peu de temps car le ciel s’assombrit et les orages violents sont annoncés passeront à côté!
Je relis mes deux derniers billets pour y découvrir que les travaux nous occupant il y a 3-4 semaines me paraissent bien lointain. Reprenons:
Après la pose des ficelles de palissage, je voulais laisser aller le plus longtemps possible avant de cisailler, piquant ainsi une des (nombreuses) bonnes idées de mes collègues bio-dynamiciens. Las, après le début d’été détrempé, la chaleur est arrivée et ma liane sauvage préférée s’est montrée sous son meilleur jour: Sauvage! Une pousse record que même les installations fixes (piquets et fil de fer) ne parvenaient plus à soutenir. De plus, utilisant un système de pulvérisation face par face (qualitativement au top, mais demandant des mises en fils parfaites), avec des rampes descendant jusqu’au sol, il était nécessaire de « faire un peu de place ». Donc, premier cisaillage et … traitement.
Les traitements, pendant qu’on y est, ont une importance toute particulière cette année. L’humidité couplée à la chaleur et à des terrains gorgés d’eau sont les facteurs déclenchant pour les champignons appréciant la vigne et s’y développant avec plaisir.
Pas de fréquence plus élevée pour les applications, mais un choix de produits tourné vers la sélectivité, la rémanence et la tenue au lessivage. En plus du choix de la matière active, l’application est hyper importante, peut-être même plus importante que le produit.
Je vous avais parlé de la nouvelle effeuilleuse mécanique. J’ai gardé un petit tiers du Domaine pour essayer cette machine. Et le résultat est à la hauteur de mes espérances: bon à très bon. J’attends avec impatience de voir le résultat aux vendanges, pour l’instant c’est très satisfaisant. Cela devrait permettre à l’avenir de diminuer un peu le nombre d’employés auxiliaires, toujours difficile à coacher durant 10 à 12 semaines.
A ce propos, il a été bien difficile de s’en séparer de nos auxiliaires! Pas que nous soyons soudainement tombé amoureux mais plutôt que les travaux d’effeuilles ne voulaient pas se terminer. Les vignes poussent, poussent, les bois repartent des pieds, les contres-bourgeons redémarrent, on a refait jusqu’à 4 passages successifs pour laisser des vignes propres et des grappes aérées. Encore une semaine avec une petite équipe et on pourra relâcher un peu la pression.
La nouaison s’est moins mal passée que ce que je craignais, les premières estimations de récolte sont bonnes. Il va nous rester quelques parcelles dans lesquels un deuxième passage va être nécessaire pour supprimer quelques épaules.
Le deuxième cisaillage, suivi d’un nouveau traitement a été effectué au début de la semaine.
Je suis actuellement en cours de désherbage, avec un produit de contact non-systémique. C’est rare qu’un second passage soit nécessaire, la pluie et le chaud se sont ligués pour faire durer la saison
J’ajouterais rapidement que la vie continue malgré ce programme, il a fallu organiser 3 jours de mise en bouteilles, nos clients ayant, heureusement, continués à acheter des bouteilles! Mise, puis étiquettage, en gardant les deux yeux à la vigne.
Vive le mois de juin!
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Jour après jour Pas de commentaires »20°
… c’est la différence de température maximale entre le 16 et le 22 juin. Je connais deux espèces vivantes appréciant modérément ces écarts: la vigne ….. et les vignerons!
C’est vraiment très dur pour l’équipe aujourd’hui, grillant sous le soleil et puisant sans cesse dans les glacières pour en extraire un peu d’eau fraîche chaude. C’est pénible aussi pour le vignoble, largement stressé par la météo complexe. Quoi que complexe ne soit plus le terme, l’été à l’air de prendre ses quartiers cette fois-ci. Tant mieux pour la nouaison, tant mieux pour la pression des maladies fongiques, et tant mieux pour les amateurs de grillades ![]()
En ce qui concerne les maladies, le choix des produits et les intervalles sont pour l’instant réussis. Pas de problème de mildiou, je reste prudent avec l’oïdium, la vigne est sensible durant la fleur. Je traite ce soir et demain de bonne heure pour éviter les trop grandes chaleurs de la journée. Des journées qui débute tôt et se termine tard!
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Jour après jour, Travaux viticoles Pas de commentaires »Les vignes sont belles, sous le soleil!
Enfin 5 jours annoncé beau, chaud et ensoleillé. Les vignes reprennent des couleurs et la fleur va pouvoir se passer dans de bonnes conditions.
Les vignes sont belles, palissées et en partie effeuillées. Je vais pouvoir tester incessamment sous peu la dernière acquisition: une effeuilleuse mécanique de marque Binger, avec laquelle je devrais gagner un peu de temps et d’heures de personnel auxiliaire. Idéalement ce sera une machine utilisée sur les Gamay et les Chasselas, les spécialités restant effeuillées à la main. Premier essai dans les jours à venir.
Je termine demain la pose des ficelles de palissage; quatres paires de barres pour prendre 4 lignes par passage, deux hommes juchés sur des passerelles à l’arrière de l’enjambeur, 150’000 agrafes et près de 300 km de ficelles. Ce travail aura nécessité cinq journées, remplaçant avantageusement un palissage manuel.
On compte sur le beau. Bon pour la vigne et bon pour la tête!
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Jour après jour Pas de commentaires »Compliqué ;-)
Les Chardonnays sont en fleurs, les autres cépages n’en sont qu’au début. Rien de sérieux encore, mais je devine les plus hâtives, ou les plus courageuses, c’est selon….
Peu de rythme sur le blog, beaucoup plus à la vigne car les travaux se suivent en slalomant entre les averses et le froid. J’ai pu effectuer un traitement en bonnes conditions mardi passé, il devrait tenir et protéger le feuillage encore quelques jours.
Le personnel poursuit les mises en fil et a commençé les effeuilles. Il s’agit de supprimer les entre-coeurs dans la zone des grappes afin de favoriser l’ensoleillement et de développer un micro-climat « »sec »" (les doubles guillemets sont de rigueur). Cette opération est faite manuellement, bois après bois, souche après souche, en enlevant les 3 ou 4 premiers entre-coeurs. Ce matin j’attends la venue du mécanicien pour monter sur l’enjambeur une effeuilleuse mécanique laquelle devrait permettre, sur certains cépages, de gagner un peu de temps et d’efficacité. Des nouvelles dès que les sols se ressuyent…..
A part ça, comme dans beaucoup de régions viticoles, on attend le beau. le chaud et le sec. A se demander si l’été reviendra!
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Travaux viticoles Pas de commentaires »Ca ne va pas bien vite…
Voilà un millésime qui avance à la suisse. Doucement!
Froid, venteux (notre célèbre bise), la pousse n’est vraiment pas rapide.
Cela a son avantage, les travaux en vert se poursuivent sans stress. Deuxième passage d’ébourgeonnage, fin de la suppression des deuxièmes et troisièmes grappes, on attend un peu de chaud pour débuter les palissages.
Cela nous laisse du temps pour bien préparer les Caves Ouvertes de ce samedi. La météo n’est pour l’instant pas trop avec nous… on fera avec. A ce propos je vous donne ici la primeur du nouveau vin commercialisé à cette occasion. Ce sera un ……………… Cabernet, pur et non-assemblé, venant compléter notre petite gamme de vin de cépage avec le Sauvignon blanc.
Je vous parlais plus haut de bise, il y en a un qui pourrait ce soir faire la bise (non, pas le vent) à une charmante personne…… Sacré Hervé, toujours dans les bons plans
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Actualités du Domaine, Caves Ouvertes Pas de commentaires »Premières décisions cruciales.
On y est.
Les premières décisions importantes pour la suite de la saison viticoles sont prises. J’ai parfois le sentiment que la roulette russe n’est pas loin, il faut savoir assumer ses décisions….
Lorsque la météo n’y met pas du sien, cela peu vite devenir compliqué. C’est le cas ces jours avec un temps orageux, lourd et humide, ayant mis mes nerfs à rude épreuve hier. La météo nous annonce 4-5 jours pluvieux et chaud, il est alors important de protéger préventivement les jeunes feuilles du mildiou et de l’oïdium. Après m’être assuré des prévisions auprès de météosuisse, j’ai lancé le traitement et l’orage est arrivé bien plus vite que prévu…. Arrêt, attente, reprise et nouvel orage. Il y a des jours comme ça
Côté travaux manuels, l’équipe d’effeuilles a débuté la décharge. Ils suppriment les deuxièmes et troisièmes grappes afin de ne garder qu’une inflorescence par bois. Là aussi, il faut serrer les fesses pour que la suite de l’été me donne raison. La qualité passe par ce risque.
En images, voilà ce que ça donne:
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Un dernier mot, je l’avais promis:
Vous trouvez ici la réponse de Corinne Comme à mon billet du début de semaine. Je la remercie d’avoir pris le temps de cette réponse, et je réitère l’absolu respect que je porte à sa vision de la viticulture!
Euh, pour le joke, mon prénom est Luc
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Travaux viticoles Pas de commentaires »Du Sud au (Nord).
Je suis toujours surpris de voir, à la même date, des photos de vignes « sudistes » par rapport aux nôtres. Des pousses de 70-80 cm alors qu’ici nous ne sommes pas encore arrivés au premier fil!
Quelques centaines de kilomètres plus au Sud, et la plante ne suit pas du tout le même tempo. Bien sûr et heureusement, les cépages sont différents (c’est en partie la preuve que nous ne devons pas chercher à copier ce qui se fait ailleurs), et cela signifie surtout qu’il y a des lieux plus ou moins propices pour piquer une tête dans une piscine…. Bon, là je m’égare.
N’empêche que je trouve cela bien sympa de voir que sur près de 1000 km, de la Champagne au Roussillon, toute une population de vignerons subit travaille avec la nature et avance avec la météo et le temps. Déjà que nous avons la chance d’être une des rares professions pouvant se targuer de contrôler l’entier de la chaîne, de la production à la commercialisation en passant par la transformation, en plus nous sommes tous au travail presque en même temps, avec les mêmes plaisirs, les mêmes angoisses et les mêmes soucis.
C’est assez étonnant.
Bonne saison à tous!
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Jour après jour Pas de commentaires »Chère Corinne
Chère Corinne,
Permettez moi de vous dédier ce billet, à vous et votre mari ainsi qu’à vos, nos collègues vignerons bio-dynamiciens.
Ce petit billet m’est venu à la lecture de votre blog, déjà excellent dans son contenu quelques semaines après sa naissance.
Vous y racontez avec forces vos bonheurs de « paysanne » (c’est votre mot) heureuse d’écouter et de comprendre ses vignes, plant par plant, parcelle par parcelle. Votre plaisir est communicatif, il me donne envie de vous connaitre et de partager ensemble un peu de cette enthousiasme viticole qui fait notre lien commun.
En même temps vos propos répétitifs sur les méchants vignerons « conventionnels » versus les gentils bios ont une nette tendance à m’agacer… Rassurez-vous, mon agacement n’est que passager, je ne suis pas d’un naturel revanchard et j’adore la discussion. Vous me permettrez alors de vous donner mon point de vue (moins blanc/noir que le vôtre) et je vous donne par avance le droit de réponse dans le prochain billet de ce blog
Je suis un de ces méchants vignerons conventionnels, je pratique la lutte intégrée avec coeur et passion. Voyons un peu ce qui différencie votre façon de cultiver et la mienne:
- J’utilise des produits chimiques de synthèse, (à ce titre j’assume de participer à l’enrichissement de l’actionnariat de grandes multinationales …), vous n’utilisez que des produits organiques et « naturels » (je reviens sur mes guillemets plus loin)
- Je n’effectue aucun apport d’engrais, chimique ou organique. Broyage des bois de taille et mulching de l’enherbement suffisent au maintien de la matière organique et de la vie du sol. Vous n’utilisez que des engrais organiques.
- Je n’utilise plus aucun insecticide depuis de longues années.
Deux raisons à cela: Avec l’utilisation de fongicides de synthèse bien choisis (produits bio-techniques très spécifiques) et bien appliqués, la faune auxiliaire (ou utile) du vignoble est préservée et l’équilibre des divers ravageurs se fait naturellement comme en …. biodynamie
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Pour lutter contre Eudémis et Cochylis (vers de la grappe) j’utilise des diffuseurs de phéromone placés dans le vignoble chaque saison.
Vous utilisez des insecticides naturels, naturels d’accord mais insecticide quand même (et je ne reviens pas sur la roténone…). Vous utilisez comme moi des diffuseurs, alors que les phéromones sont un produit de synthèse…. - Je désherbe une fois par année sous la ligne avec un produit de contact. Il y en a tellement peu sur le commerce que vous le connaissez sans doute… Nos conditions de sol (lourd et profond, peu caillouteux) ne permettent pas d’utiliser des outils mécaniques. (Ou pour être parfaitement honnête, je ne peux l’imaginer sans une explosion des heures et donc des coûts). Vous maîtrisez l’enherbement sous le rang avec des passages mécaniques.
- Je lutte pour mes vignes (et non pas contre les maladies
) à l’aide de fongicides. Quels sont-ils? Du soufre mouillable (pas de poudrage, les typhlodromes toussent trop fort), du cuivre (maximum 3kg/ha de cuivre métal par année), et une gamme de produits spécifiques de synthèse (2 applications avec un inhibiteur de la synthèse des stérols, 2 applications avec une stobilurine issue de molécule naturelle (synthétisée pour empêcher sa dégradation par la lumière). Vous utilisez du soufre, comme moi, du cuivre, comme moi et en plus grande quantité, et une série de préparations dynamisées (sur lesquelles je ne m’étends pas, faute de connaissances suffisantes). - J’effectue 7 à 9 applications phyto chaque saison, à raison d’intervalle de 10 à 15 jours avec les produits systémiques. Soit autant de passage avec l’enjambeur.
Les produits bio n’ont qu’une action de contact, nécessitant de revenir après chaque risque d’infection. Soit un nombre élevé de passage.
Et donc une utilisation accrue de mazout.
Je précise que j’ai donné plus haut les grandes lignes de la lutte bio, il est certain que cela ne reflète pas forcément votre façon de travailler.
Je tiens surtout à souligner le point qui me semble important. Vous cultivez votre vignoble comme bon vous semble et je suis sûr que vous le faîtes très bien et avec une grande passion. Laissez moi travailler de façon (un peu) différente, avec ma passion.
Je l’écris haut et fort; il est possible de cultiver de la vigne en « conventionnel » en respectant le sol, la plante et l’homme. Cela me ferait ultra plaisir que nous trouvions un terrain d’entente sur ce point ![]()
Votre région est un poil éloignée de la mienne, mais sait-on jamais!
Je vous souhaite la meilleure des saisons. Vive la vigne, le vin et ses artisans!
PS: En fouillant un peu sur LPV, j’ai trouvé quelques interventions de votre mari concernant le Château Pontet-Canet dans lequel il est impliqué. L’une de ces interventions mène à cette carte blanche que je partage…
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